Recruter un nouveau type de paysans…

Dans les années qui viennent, 50 % des agriculteurs qui cesseront leur activité ne seront pas remplacés. Le recrutement de nouveaux paysans ne pourra plus s’effectuer « dans le milieu », comme ça a été le cas pendant des décennies. En outre, des profils issus d’autres filières que les filières classiques agricoles seront plus enclins à penser le métier différemment.

Il sera beaucoup plus facile de trouver des citoyens qui souhaitent se nourrir localement de produits qui respectent l’environnement et la vie sauvage que d’installer des paysans.

Le recrutement de nouveaux paysans est l’une des clés de l’avenir des campagnes mais aussi du changement de modèle agricole.

Le projet Paysans de nature souhaite montrer à des jeunes (et moins jeunes) issus de parcours non agricoles (environnement, géographie, sociologie, sciences politiques, agronomie) qu’être paysan peut-être un métier de la protection de la nature.

Accueillir des étudiants

Accueil d’un groupe d’étudiants à la ferme : une occasion de montrer que le métier de paysan est un métier de la protection de la nature

Concrètement, il s’agit d’accueillir des étudiants ou des groupes d’étudiants :

  • lors de visites de ferme chez les paysans du réseau (par exemple lors de séjours d’étude, ou de sorties pédagogique)
  • pour des stages ou des séjours type wwoofing

Lors de ces stages ou séjours, les étudiants partagent leur temps entre activités paysannes (gestion des troupeaux, fabrication de fromage, cueillette…) et activités naturalistes avec le paysan accueillant et l’association naturaliste locale avec laquelle la charte a été signée.

En Pays de la Loire (mais pas que), la LPO a créé un catalogue de fermes susceptibles d’accueillir des stagiaires.

Faire son stage dans une ferme du réseau Paysans de nature

Les étudiants qui ont déjà été accueillis en Pays de la Loire sont principalement des étudiants de BTS Gestion et Protection de la Nature.






Repérer des porteurs de projet à l’installation agricole

Lorsque les porteurs de projet ne se déplacent pas dans les fermes du réseau, on peut tenter de les repérer à l’occasion de rencontres organisées par les structures impliquées dans l’installation paysanne.
Il s’agit là de repérer les porteurs de projet agricole ayant une forte sensibilité pour la conservation de la vie sauvage et des milieux naturels.

Par exemple, les cafés installation, organisés dans de nombreux départements par diverses structures (ADEAR, Terres de Liens, groupements d’agriculteurs biologiques etc…), et destinés à informer les futurs paysans sur les démarches inhérentes à l’installation et au métier, constituent un bon lieu de rencontre.


Les organisations environnementales (associations de protection de la nature, CPIE, CEN…) peuvent même être force de proposition pour intervenir dans ces cafés sur les thématiques biodiversité.

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