Florence a grandi dans la ferme du Château de Varacieux. Elle est la 6e génération à vivre dans cette ferme et prend soin des plantations de noyers et châtaigniers plantées par ses aïeux. Avant de reprendre la ferme en 2012, elle a fait des études d'hydrologie et travaillé un temps dans le secteur privé.
Michel était pharmacien et féru "de toute forme de vie", notamment les lichens et les chauves-souris. La totalité des parcelles de la ferme sont en Agriculture Biologique depuis 2019.
Nos vieux noyers, qui n'ont jamais connu de traitement chimique, sont littéralement couverts de lichens. Ces associations de champignons et d'algues sont très sensibles à toutes formes de pollution et en particulier aux pesticides utilisés en agriculture conventionnelle. Leur présence marque la qualité de l'environnement.
Sur les 18 hectares de la ferme, Florence et Michel valorisent 8 hectares en plantation de noyers. Une parcelle de châtaigniers pluri-centenaires et de variétés différentes, greffés par les aïeux de Florence, est toujours productive. Un tout jeune verger de jeunes arbres fruitiers non encore productifs (figuiers, pommiers, pruniers, poiriers) à été planté récemment, afin de diversifier la production. Le reste des parcelles est constitué de prairies naturelles et de mares. L'ensemble des parcelles accueillent également entre 10 à 60 ruches sédentaires, le nombre évoluant en fonction des aléas climatiques et de la pression de prédation.
La ferme est installée sur les coteaux du Massif de Chambaran. Elle possède de petites parcelles disséminées sur la commune de Varacieux, sans aucune irrigation. Les orientations et natures des terrains sont très variables selon les parcelles : pelouses sèches, zones humides, ripisylve,... La majorité des parcelles est longée par le cours d'eau le Tabarlet.





En terme de pratiques favorables à la biodiversité, Florence et Michel pratiquent la fauche tardive - et ils sont également suppléés par 1 vache (à la retraite). Le broyage est très limité sous les noyers. Leurs abeilles participent à la pollinisation des vergers.
Michel a installé de nombreux nichoirs à oiseaux et creusé plusieurs mares pour accueillir toute la faune d'amphibiens, odonates et autres invertébrés. Avec l'aide de leurs voisins, Florence et Michel ont également aménagé plusieurs abris à chauves-souris. De nombreuses haies sèches et vives encadrent les parcelles de la ferme, abris pour toute sorte de faune et de flore sauvage.






