La ferme de Béatrice et Dominique Couroussé prend soin des arbres et de la biodiversité
Conscients des enjeux autour du changement climatique et de la perte de biodiversité, Béatrice et Dominique ont décidé d'agir à leur échelle et de mettre en valeur 15 hectares de terres familiales qu'ils ont repris en 2020. Leur objectif est d'en faire un lieu propice à la biodiversité, tout en dégageant un petit revenu en vendant de l'herbe sur pied (à un haras voisin) et en développant leur autonomie alimentaire et énergétique.
La ferme se situe dans un endroit très verdoyant, vallonné, avec un petit bois, une futaie, et différents paysages.
A la ferme de la Grifferais, à l'exception du grand potager nourricier pour la famille, pas de cultures : les 15 hectares sont en prairies qui ont été parfois semées mais ont vocation à devenir naturelles. Les plus anciennes de ces prairies ont plus de 40 ans et regorgent de plantes très variées. Une partie de l'herbe est utilisée pour pailler le jardin.

Une ferme qui fait pousser des haies ...
Leur action pour le climat et la biodiversité se traduit concrètement en laissant libre cours aux haies épaisses, qui abritent quantité d'arbres en devenir, les protègent au début de leur croissance et accueillent les animaux sauvages.
Béatrice et Dominique ont laissé une bande enherbée non fauchée (bande refuge) tout autour des prairies et ils s'assurent avant de faucher les prairies, avec l'aide de bénévoles de la LPO, de ne pas impacter d'éventuels nids d'oiseaux nicheurs au sol. Cette bande enherbée non fauchée est peu à peu colonisée par des épines, protectrices de petits arbres qui ont tout le loisir de grandir. L'idée est d'épaissir les haies là où elles sont moins touffues.
... restaure les mares, et propose le gîte aux chouettes
Ils ont désenvasé une mare existante dans les prairies, agrandi et remis en lumière une autre mare dans un petit bois, et restauré une mare qui avait été bouchée par les agriculteurs précédents.
Avec la LPO Loire-Atlantique, des suivis des amphibiens et des reptiles sont réalisés en sciences participatives. Un nichoir à chouette effraie a aussi été installé sous un des hangars.


L'énergie du soleil et du vent
Non reliés au réseau d’électricité, la ferme produit son énergie avec 3 panneaux solaires et une éolienne pour combler les besoins en cas de baisse de production par le soleil. En cas de besoin ils ont recours à groupe électrogène pour les usages demandant une plus forte puissance, mais ils l'évitent autant que possible.
